A propos

Je suis Virginie TURA OLIVA, artiste plurielle façonnée par des racines françaises, espagnoles, suisses et belges.

Dans mes veines circule une mémoire vivante et fragmentaire, portée par l’histoire de mon grand-père qui a fui l’Espagne — un pays qui me traverse comme une terre intérieure, viscérale, même lorsqu’il manque des pans entiers du récit. Une part de ma famille reste sans traces, et ce silence intime accompagne ma création.
La perte de mon père, lorsque j’avais dix-sept ans, a laissé une blessure ouverte qui donne encore aujourd’hui à mon regard une profondeur particulière. C’est dans ces zones de lumière fragile que mon art prend racine.

 

Racines et héritages

Je viens d’histoires entremêlées, d’une mémoire parfois brisée, mais vibrante.
L’Espagne est mon feu secret, mon pays intérieur.
Là où les récits manquent, l’intuition prend le relais.
Là où la mémoire s’efface, la création devient acte de survie.


Le langage du corps – plus de trente ans de danse

La danse m’accompagne depuis l’enfance, plus de trente années comme un souffle fidèle.
C’est elle qui m’a appris à sentir avant de comprendre, à traduire l’invisible dans un mouvement.
Ce premier langage du corps habite encore toute ma création : dans mes photos, mes sculptures, mes gestes, il y a toujours quelque chose qui danse.

 

Photographier pour retenir la lumière

À onze ans, j’ai trouvé dans la photographie une langue qui me ressemblait.
Enfant timide, introvertie, j’y ai découvert un refuge : un lieu où dire sans parler.

Photographier, pour moi, c’est résister à l’oubli.
Retenir ce qui s’échappe, préserver la lumière d’un instant, d’un visage, d’un geste.
Empêcher que les êtres aimés et les moments précieux ne s’évaporent comme ils le font parfois dans la mémoire du temps.

Je travaille presque exclusivement avec la lumière naturelle.
Je refuse les artifices, les retouches qui trahissent, les images remodelées jusqu’à perdre l’âme du moment.
Je cherche la vérité du vivant — l’émotion nue, sincère, fragile.

 

La matière, l’instinct

Depuis toujours, je façonne la terre, je peins, je dessine.
Enfant, je tamisais la terre des collines pour créer ma propre argile.
Ce geste ne m’a jamais quittée.

Je n’appartiens à aucune case, à aucune école.
Les cases contraignent, figent, vident ; elles ne laissent aucune place à l’âme.

Je crée par instinct.
Je laisse venir.
Je laisse faire.
Je laisse être.

Chaque œuvre naît d’un frémissement intérieur — avant d’être pensée, elle est ressentie.

 
 

 

L’image en mouvement

Mes études de cinéma et d’audiovisuel, puis mes expériences comme figurante sur des plateaux de télévision et de cinéma, ont enrichi mon regard.
Elles m’ont appris le rythme d’une scène, la puissance d’un silence, la vérité d’une lumière juste.


Se révéler autrement : être modèle photo

Depuis peu, j’explore l’art du modèle photo.
Offrir mon image est un acte de confiance, de vulnérabilité, d’ouverture.
À travers le regard des autres, je découvre de nouvelles facettes de moi-même.
Cette démarche nourrit ma pratique artistique : elle crée un dialogue entre le regard que je porte et celui que je reçois.

 

Démarche artistique

Mon art naît de la mémoire et de la lumière.

Je crée pour retenir ce qui glisse, pour accueillir ce qui tremble, pour donner forme à ce qui n’a pas été dit.
Je cherche l’émotion avant la perfection, le vrai avant le spectaculaire, la présence avant la pose.

La lumière naturelle est ma langue première : elle dévoile sans brusquer, elle révèle sans trahir.
Dans mes photographies, mes sculptures et mes peintures, je recherche cette vibration subtile entre douceur et intensité.

Mon processus est intuitif.
Je ne cherche pas à contrôler : je me laisse traverser.
Je me tiens à l’écoute de ce qui vient, de ce qui s’ouvre, de ce qui s’impose dans le silence.

Je travaille à la frontière entre ce que l’on voit et ce que l’on ressent.
Mon geste, qu’il soit photographique ou sculptural, est un geste de mémoire, d’amour et de résistance au temps.

Je suis une artiste qui refuse les cases, non par positionnement, mais par nature.
Je avance libre, guidée par la sensibilité, l’instinct et la nécessité intérieure.